Les vols au magasin, d’après le texte de Zola
Les vols sont, dans Au Bonheur des Dames, la face cachée de la tentation que Mouret organise. Au chapitre IX, il en dresse lui-même le classement : les voleuses de profession, que la police connaît presque toutes ; les voleuses par manie, atteintes d’une névrose née de la tentation des grands magasins ; les femmes enceintes, dont l’une avait volé deux cent quarante-huit paires de gants roses.
L’inspecteur Jouve guette les mains aux dentelles, où l’on arrête un nombre étonnant de voleuses, et s’y fait parfois duper. Les employés volent aussi : au chapitre XII, le gantier Mignot et le caissier Albert Lhomme sont démasqués pour de faux rendus et des marchandises sorties sous les jupons de leurs maîtresses.
Le cas le plus marquant est celui de la comtesse de Boves, prise au dernier chapitre avec quatorze mille francs de dentelles sur elle. La direction préfère étouffer ces affaires plutôt qu’étaler cette plaie des grands bazars.
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