L’architecture de fer, d’après le texte de Zola
L’architecture du Bonheur des Dames est, dans le roman de Zola, une architecture de fer et de verre : pour les magasins neufs du chapitre IX, un jeune architecte n’emploie la pierre que pour les sous-sols et les piles d’angle, et monte toute l’ossature en fer, colonnes, poutres, escaliers suspendus et ponts volants sous des verrières.
Le chantier du chapitre VIII annonce le résultat : une galerie centrale vaste comme une église, un puits de cent mètres, des travaux de nuit sous les lampes électriques. Achevé, l’édifice gagne l’air et la lumière ; Zola le compare à une nef de gare et à une Babel, et loue l’architecte de ne pas avoir déguisé le fer sous un badigeon imitant la pierre ou le bois.
La façade du dernier chapitre y ajoute les couleurs : marbre vert de mer et marbre noir, mosaïques, faïences, écussons dorés aux armes des villes de France et statues des cités manufacturières sur l’acrotère.
Dans les dialogues, demandez-vous qui parle, à qui, et pour obtenir quoi : c’est souvent là que Zola glisse le non-dit d’une scène.