Octave Mouret, d’après le texte de Zola
Octave Mouret est le patron du Bonheur des Dames : un Provençal passé par le collège de Plassans, qui a épousé la veuve Caroline Hédouin, hérité seul du magasin à sa mort, et en fait un bazar géant. Zola lui donne une barbe soignée, des yeux couleur de vieil or, une grâce de séducteur et un génie de marchand.
La méthode de Mouret tient en quelques inventions : le petit bénéfice sur d’énormes volumes, la marque en chiffres connus, la guelte, les rendus, la réclame, l’étalage qui aveugle. Tout converge vers la cliente, qu’il veut conquérir et à qui il élève un temple. Associé au baron Hartmann, il avale peu à peu tout l’îlot jusqu’à la rue du Dix-Décembre.
Denise est la seule femme qui lui résiste. Jaloux, humilié, il renonce à sa superstition du célibat et l’épouse. Le lecteur de Pot-Bouille l’a déjà vu arriver de Plassans à Paris, puis épouser madame Hédouin.
Dans les dialogues, demandez-vous qui parle, à qui, et pour obtenir quoi : c’est souvent là que Zola glisse le non-dit d’une scène.