Les rendus, d’après le texte de Zola
Les rendus sont, dans Au Bonheur des Dames, la possibilité offerte aux clientes de rapporter un article qui a cessé de leur plaire. Zola en fait l’une des trouvailles de Mouret au chapitre IX, « un chef-d’œuvre de séduction jésuitique » : la cliente qui hésite achète quand même, puisqu’elle pourra revenir sur sa folie.
Les vendeurs ont ordre de reprendre la marchandise même quand elle a servi. Madame Guibal en use sans vergogne : elle rend quatre objets sur cinq, rapporte au bout de cinq jours des portières d’Orient, garde une robe le temps d’en prendre le patron, et enseigne la méthode à madame Marty.
Les rendus ont leur envers : au chapitre XII, on découvre à la caisse d’Albert Lhomme de faux rendus, des articles déclarés rapportés pour empocher le remboursement. Au dernier chapitre, Denise elle-même fait un rendu pour sa belle-sœur.
Servez-vous de cette fiche comme d’un plan, puis revenez au texte : c’est là que le roman de Zola prend toute sa saveur.