Le Bonheur des Dames, d’après le texte de Zola
Au Bonheur des Dames est le magasin de nouveautés qui donne son nom au roman de Zola, à l’angle de la rue de la Michodière et de la rue Neuve-Saint-Augustin, face à la place Gaillon. Fondé en 1822 par les frères Deleuze avec une seule vitrine, il appartient à Octave Mouret depuis la mort de sa femme, Caroline Hédouin.
Le roman suit sa croissance comme celle d’un être vivant : la maison d’angle et quatre maisons voisines au chapitre I, dix-neuf rayons et quatre cent trois employés au chapitre II ; trente-neuf rayons et dix-huit cents employés dans les magasins neufs du chapitre IX ; au dernier chapitre, l’îlot entier, cinquante rayons, trois mille quarante-cinq employés, une façade monumentale sur la rue du Dix-Décembre et une recette d’un million en un jour.
Zola le décrit tour à tour comme une ruche, une machine, une cathédrale du commerce et un monstre qui dévore le petit commerce du quartier.
Servez-vous de cette fiche comme d’un plan, puis revenez au texte : c’est là que le roman de Zola prend toute sa saveur.