Le Vieil Elbeuf, d’après le texte de Zola
Le Vieil Elbeuf est la boutique de draps et de flanelles de l’oncle Baudu, rue de la Michodière, juste en face du Bonheur des Dames. Son enseigne verte aux lettres jaunes porte « Baudu successeur de Hauchecorne » : fondée par Aristide Finet, la maison passe de patron en premier commis devenu gendre depuis près de cent ans.
Zola en fait l’image de l’ancien commerce : plafond bas, comptoirs de chêne, odeur de cave et de teinture, petite salle à manger sur une cour étroite où l’hiver il faut allumer le gaz du matin au soir. Baudu n’y expose que quatre pièces d’échantillon et refuse toute nouveauté.
À mesure que le Bonheur grandit, le Vieil Elbeuf se vide : plus de commis, plus de clientes, une hypothèque, deux morts. Au dernier chapitre, la boutique est murée derrière ses volets, couverte d’une immense affiche jaune du grand magasin.
Si le roman vous intimide, commencez par le chapitre de la citation : Zola y donne le ton en quelques pages.