La place Gaillon, d’après le texte de Zola
La place Gaillon est, dans Au Bonheur des Dames, le petit carrefour parisien où s’ouvre, au pan coupé, la haute porte vitrée du magasin de Mouret à ses débuts. C’est là que Denise s’arrête net de surprise, au premier chapitre, en découvrant les vitrines.
Tout le roman repasse par la place Gaillon : les commis qui s’y engouffrent le matin, les amants qui y attendent les vendeuses le soir, Baugé qui guette Pauline près de la fontaine. Dans les premières années, le réfectoire occupe d’anciennes caves vers l’angle de la place.
C’est encore à la place Gaillon que Denise entend le cri de l’accident de Robineau, tombé sous un omnibus devant la fontaine, et c’est à l’angle de la place que Bourras disparaît après l’effondrement de sa maison. Quand la façade d’honneur s’ouvre sur la rue du Dix-Décembre, le magasin tourne le dos à ce vieux quartier.
Pour retenir une scène ou un personnage, notez une seule phrase de Zola plutôt que trois lignes de résumé.