Chapitre I, d’après le texte de Zola
Le chapitre I d’Au Bonheur des Dames raconte l’arrivée de Denise Baudu à Paris, un matin d’octobre, avec ses frères Jean et Pépé, après une nuit en troisième classe dans le train de Cherbourg. Orpheline à vingt ans, elle vient demander une place à son oncle Baudu, drapier au Vieil Elbeuf, rue de la Michodière. Avant même de trouver sa porte, elle reste clouée devant les vitrines du grand magasin d’en face.
L’oncle, gêné, ne peut pas l’embaucher : les affaires vont mal. Chez Vinçard, marchand de soie, la place de vendeuse vient d’être prise ; c’est Robineau, commis du Bonheur, qui lui apprend qu’on cherche quelqu’un aux confections. Bourras, le marchand de parapluies voisin, jure que Mouret n’aura jamais sa maison. Au dîner, les Baudu vident leur rancune contre Octave Mouret et racontent la mort de madame Hédouin, tombée dans les fondations du magasin.
Le soir de son arrivée, sous la pluie, le Bonheur des Dames illuminé attire Denise « comme un phare », et elle promet à son oncle d’aller se présenter le lendemain.
Servez-vous de cette fiche comme d’un plan, puis revenez au texte : c’est là que le roman de Zola prend toute sa saveur.