Le grand magasin, d’après le texte de Zola
Le grand magasin est le vrai sujet d’Au Bonheur des Dames : Zola y montre la naissance d’un commerce nouveau, qui vend de tout sous un même toit et écrase les boutiques spécialisées. Mouret en explique la mécanique au baron Hartmann au chapitre III.
Le principe tient dans la formule du baron : vendre bon marché pour vendre beaucoup, et vendre beaucoup pour vendre bon marché. Le capital doit tourner le plus souvent possible, quatre fois par an au début, plus de douze fois à la fin ; le magasin se contente d’un bénéfice de quatre pour cent sur des quantités énormes, entasse les marchandises, affiche les prix en chiffres connus et paie les fabricants comptant.
En face, Baudu défend l’ancienne règle, vendre cher plutôt que beaucoup. Denise, elle, voit dans le grand magasin une évolution logique, qui supprime les intermédiaires et fait baisser les prix pour le public.
Avant un oral, relisez le passage cité dans son chapitre entier : une phrase prise seule perd vite son ironie, ou sa tendresse.