Le crédit, d’après le texte de Zola
Le crédit, dans Au Bonheur des Dames, ne désigne pas une vente à crédit aux clientes : le mot revient pour le financement des commerces. D’un côté, le Crédit Immobilier du baron Hartmann, la banque qui perce la rue du Dix-Décembre et finit par soutenir l’agrandissement du magasin ; de l’autre, les crédits que les fabricants de soie accordent aux petites maisons.
Mouret, lui, paie comptant. Au chapitre II, il se vante de payer immédiatement les fabricants et de prendre tout ce qu’ils produisent ; au chapitre VII, Gaujean explique qu’en payant comptant le grand magasin obtient un escompte de dix-huit pour cent. Gaujean, à l’inverse, ouvre de longs crédits à Robineau pour l’armer contre le Bonheur, et l’entraîne dans la faillite.
Au début du roman, Mouret se finance aussi en poussant ses employés à placer leur argent chez lui.
Si le roman vous intimide, commencez par le chapitre de la citation : Zola y donne le ton en quelques pages.