La cliente, d’après le texte de Zola
La cliente est, dans Au Bonheur des Dames, la cible de tout le système de Mouret, qui l’explique au baron Hartmann au chapitre III : qui tient les femmes vendra le monde. Le magasin lui élève un temple, la flatte, l’éblouit, et la pousse à dépenser au-delà de ses moyens.
Zola incarne les façons d’acheter dans quelques clientes suivies de chapitre en chapitre. Madame Marty achète tout, sans choix, jusqu’à ruiner son mari ; madame Guibal se promène des heures sans rien prendre, puis rend presque tout ; madame de Boves, sans argent, touche ce qu’elle ne peut acheter et finit par voler ; madame Bourdelais, bonne ménagère, ne prend que les vraies occasions ; Henriette Desforges n’y achète que ses gants, la bonneterie et le gros linge.
Au dernier chapitre, Mouret voit ce peuple de femmes comme les fidèles d’une religion nouvelle, qui viennent passer au magasin les heures qu’elles vivaient autrefois au fond des chapelles.
Pour retenir une scène ou un personnage, notez une seule phrase de Zola plutôt que trois lignes de résumé.