L’exposition de blanc, d’après le texte de Zola
La grande exposition de blanc est l’événement du dernier chapitre d’Au Bonheur des Dames, un lundi de février, pour l’inauguration de la façade de la rue du Dix-Décembre. Tout le magasin n’expose que du blanc : toiles, calicots, draps, mouchoirs, dentelles, soies, jusqu’aux chaussettes et aux boutons de nacre.
Zola la décrit comme une fugue musicale, des blancs mats du calicot aux transparences des tulles, en passant par les satins. Des mousselines entourent les colonnes, des couvertures pendent comme des bannières d’église, et, au-dessus des soieries, une tente de rideaux blancs figure un immense lit qui attend une princesse. Le soir, les lampes électriques font flamber l’ensemble.
Le jour de l’exposition de blanc, près de cent mille clientes se pressent l’après-midi dans le magasin, la recette dépasse le million, et Mouret demande Denise en mariage.
Dans les dialogues, demandez-vous qui parle, à qui, et pour obtenir quoi : c’est souvent là que Zola glisse le non-dit d’une scène.