Jean Baudu, d’après le texte de Zola
Jean Baudu est le frère cadet de Denise, seize ans au début du roman, beau comme une fille, les cheveux roux et frisés. Il quitte Valognes après une amourette qui a fait scandale et entre en apprentissage chez un ivoirier du faubourg du Temple, sans toucher un sou.
Charmant et écervelé, Jean enchaîne les histoires de femmes et accourt réclamer de l’argent à sa sœur, dix francs un soir, quinze une autre fois. C’est en venant chercher ces quinze francs au rayon des cravates qu’il provoque, sans le vouloir, le renvoi de Denise, accusée de voir un homme au sous-sol.
Jean mûrit au fil du roman : en redingote au convoi de Geneviève, il gagne ses journées de vingt francs et s’éprend de la nièce d’un pâtissier. Au chapitre XIV, il est marié depuis huit jours et part avec sa femme Thérèse accompagner Denise à Valognes.
Avant un oral, relisez le passage cité dans son chapitre entier : une phrase prise seule perd vite son ironie, ou sa tendresse.