Chapitre V, d’après le texte de Zola
Le chapitre V d’Au Bonheur des Dames couvre l’hiver et le printemps de Denise aux confections, entre fatigue, pauvreté et solitude. Ses pieds saignent dans ses gros souliers de Valognes, le rayon la surnomme « la mal peignée » et ne lui laisse que les clientes sans intérêt. Payée au pair, sur ses seules ventes, elle doit régler la pension de Pépé et donner à Jean, qui accourt réclamer de l’argent pour ses histoires de femmes.
Une nuit d’hiver, Pauline Cugnot vient voir Denise dans sa chambre glacée, lui prête six francs et lui conseille de prendre un amant pour s’en sortir ; Denise refuse. Elle découvre la vie des vendeuses, les treize heures de travail, les hommes qui les attendent à la sortie, et le secret de Colomban, amoureux de Clara depuis le seuil du Vieil Elbeuf.
En mai, écartée de la partie de campagne du rayon, Denise passe un dimanche à Joinville avec Pauline et Baugé. Elle y comprend qu’elle aime Hutin, repousse l’aveu de Deloche, et croise Mouret en rentrant de nuit par le magasin.
Dans les dialogues, demandez-vous qui parle, à qui, et pour obtenir quoi : c’est souvent là que Zola glisse le non-dit d’une scène.