Orange : ce qu’en disent les sources
Derrière un mot souvent lu en parfumerie, cette note a une définition précise, que les sources citées ici établissent mieux qu’une publicité.
L’orange fournit à la parfumerie plusieurs matières tirées d’un même arbre. Le zeste donne une huile pressée à froid, comme celui des autres agrumes ; du côté de l’oranger amer, la fleur donne le néroli, et les feuilles et rameaux, distillés, le petitgrain, selon le glossaire de la Société française des parfumeurs. La SFP place l’orange parmi les zestes qui définissent la famille hespéridée.
L’huile de zeste d’orange amère est encadrée par l’IFRA depuis 1975. Sa norme sur l’huile d’orange amère pressée (49e amendement, 2020) vise ses effets phototoxiques et fixe un plafond de 1,25 % du produit fini dans les catégories qu’elle restreint, plus large que les 0,40 % de la norme sur la bergamote. La limite s’applique telle quelle quand la teneur de l’huile en furocoumarines n’est pas connue.
Orange douce et orange amère partagent une même ligne, la 351, dans le règlement (UE) 2023/1545 : dans la liste des ingrédients, vous lirez la mention « Citrus Aurantium Peel Oil » dès que l’huile dépasse 0,001 % d’un produit sans rinçage. La fleur d’oranger a sa propre ligne, la 350.
Sur une carte olfactive, le nom de cette note sert de repère, pas de promesse : deux parfums qui s’en réclament peuvent sentir très différemment.