Girofle : ce qu’en disent les sources
Cette note se raconte en quelques faits vérifiables, avec les liens vers les pages qui les établissent.
Le giroflier, Syzygium aromaticum, donne deux produits : le clou de girofle, qui est son bouton floral séché, et l’huile essentielle de girofle, produite par distillation des feuilles. Madagascar est le premier exportateur mondial de cette huile, souligne une étude publiée en 2014 dans Bois et Forêts des Tropiques, la revue du Cirad.
Originaire des Moluques, en Indonésie, le giroflier a été introduit à Madagascar au début du XIXe siècle et s’est remarquablement adapté à la côte Est, dans la région d’Analanjirofo. L’huile y est distillée dans une multitude d’alambics rudimentaires, et sa qualité dépend de sa teneur en eugénol, une molécule employée notamment par l’industrie cosmétique.
La Société française des parfumeurs cite le girofle dans trois sous-familles épicées : l’hespéridé épicé, la fougère épicée et le boisé épicé. L’eugénol figure parmi les 26 substances de la liste de 2009 (ligne 71), et les huiles de feuilles, de fleurs, de tiges et de boutons de girofle ont leur propre mention, Eugenia Caryophyllus Oil, depuis le règlement (UE) 2023/1545 (ligne 356).
Ces faits décrivent ce que les parfumeurs emploient ; un parfum fini le dose, l’entoure et le transforme, chaque maison à sa façon.