Madame Baudu, d’après le texte de Zola
Madame Baudu, prénommée Élisabeth, est la femme du drapier et la fille du père Hauchecorne, l’ancien patron du Vieil Elbeuf, où elle est née. Zola la montre petite, mangée d’anémie, toute blanche, silencieuse derrière la caisse, soumise à son mari.
Madame Baudu a vu le Bonheur des Dames naître en face, « grande comme un mouchoir de poche », puis grandir jusqu’à écraser sa maison, et elle en souffre comme d’une plaie. C’est elle qui raconte à Denise la mort de madame Hédouin, sa lointaine parente. C’est elle aussi qui devine la première le mal de Geneviève et presse son mari de hâter le mariage, en vain.
Après la mort de Geneviève, madame Baudu s’éteint lentement. Elle meurt en janvier, assise dans son lit, les yeux grands ouverts sur le magasin d’en face.
Dans les dialogues, demandez-vous qui parle, à qui, et pour obtenir quoi : c’est souvent là que Zola glisse le non-dit d’une scène.