Madame Aurélie, d’après le texte de Zola
Madame Aurélie est la première du rayon des confections, celle qui embauche Denise : environ quarante-cinq ans, forte, sanglée dans sa soie noire, avec un visage que Zola compare à un masque de César. Elle refuse qu’on l’appelle par son nom de femme mariée, Lhomme, et règne sur « la dynastie des Lhomme », son mari caissier et son fils Albert.
Dure avec les débutantes, madame Aurélie laisse d’abord le rayon persécuter Denise, puis la congédie sur l’ordre de Bourdoncle. Au retour de la jeune fille, elle sent d’où vient le vent et la couvre d’amabilités, jusqu’à s’éclipser pour la laisser seule avec Mouret.
Madame Aurélie gagne douze mille francs par an au début, près de vingt mille plus tard, achète une propriété près de Rambouillet, puis la maison de campagne des Baudu. Les vols de son fils entachent la dynastie ; au dernier chapitre, Bourdoncle la juge trop vieille pour la vente.
Si le roman vous intimide, commencez par le chapitre de la citation : Zola y donne le ton en quelques pages.