Ylang-ylang : ce qu’en disent les sources
Les parfumeurs ont leur vocabulaire, et cette note y tient une place précise : la voici décrite d’après des sources que vous pouvez ouvrir.
L’ylang-ylang est la fleur d’un arbre tropical, Cananga odorata, originaire d’Indonésie et cultivé surtout dans les îles de l’océan Indien : l’Union des Comores, Madagascar et Mayotte en sont les trois principaux producteurs, selon une synthèse publiée en 2010 par des chercheurs de Gembloux et du Cirad.
Son huile essentielle se distille en fractions. Les premières, l’extra supérieure et l’extra, sortent de l’alambic dans les deux premières heures ; viennent ensuite la première, la deuxième et la troisième, au terme d’une distillation de 20 à 24 heures. Il faut 4 à 5 kg de fleurs fraîches pour obtenir 100 ml d’huile, toutes fractions confondues, et seules les Comores et Mayotte savent produire la fraction extra supérieure. Le linalol en est le principal alcool, et l’acétate de benzyle l’ester le plus marquant.
Si vous lisez « Cananga Odorata Oil/Extract » dans une liste d’ingrédients, c’est lui : le règlement (UE) 2023/1545 impose cette mention (ligne 347) au-delà de 0,001 % d’un produit sans rinçage et de 0,01 % d’un produit à rincer.
Selon la maison, cette note ne reçoit ni le même dosage ni le même entourage, et c’est ce qui distingue deux parfums qui s’en réclament.