Jasmin : ce qu’en disent les sources
Les parfumeurs ont leur vocabulaire, et cette note y tient une place précise : la voici décrite d’après des sources que vous pouvez ouvrir.
Le jasmin compte parmi les trois plantes emblématiques de la parfumerie grassoise depuis le XVIIe siècle, avec la rose et la tubéreuse : venu d’Inde, il apparaît dans la campagne de Grasse vers 1650, selon les Musées de Grasse.
Sa culture a ensuite quitté la région. Entre 1970 et 1980, l’urbanisation a gagné les terres agricoles et les champs de jasmin sont partis pour le delta du Nil, en Égypte, puis pour le sud de l’Inde ; ces deux origines fournissent aujourd’hui 90 % de la production mondiale, d’après le conservatoire des plantes à parfum du musée.
La Société française des parfumeurs le cite partout où la fleur domine : famille florale, soliflore, fleuri boisé, chypre fleuri, et même dans une nouvelle génération d’eaux de Cologne, les hespéridés fleuris chyprés, où le jasmin est surtout présent. Si vous offrez un parfum au jasmin, l’étiquette peut le signaler : depuis le règlement (UE) 2023/1545, ses huiles et extraits se déclarent sous la mention « Jasmine Oil/Extract » au-delà de 0,001 % d’un produit sans rinçage.
Ces repères servent à nommer une odeur en parfumerie, pas à prédire comment un parfum précis la travaille.