Vétiver : ce qu’en disent les sources
On cite volontiers cette note en parfumerie ; encore faut-il savoir ce qu’elle désigne exactement, et ce que les sources en disent.
Le vétiver est une racine : celle de Chrysopogon zizanioides, une graminée qui peut atteindre deux mètres, seule espèce du genre cultivée pour la parfumerie selon ScenTree. Les racines sont arrachées après environ un an de culture, lavées, séchées deux à trois jours puis distillées une dizaine d’heures, pour un rendement moyen de 1 %.
Haïti fournit la moitié de l’huile de vétiver consommée dans le monde, d’après la même source, et la culture y fait vivre des milliers d’agriculteurs. En parfumerie, le vétiver sert dans les compositions boisées, chyprées et orientales, pour sa tenue : il apporte des notes boisées et sèches, fumées, presque grillées. On le croit masculin ; ScenTree rappelle qu’il est aussi présent, plus discret, dans la parfumerie féminine.
La Société française des parfumeurs le classe parmi les bois secs de la famille boisée, avec le cèdre, face aux bois chauds que sont le santal et le patchouli. Le vétiver n’est soumis à aucune norme de l’IFRA (51e amendement), précise ScenTree.
Sur une carte olfactive, le nom de cette note sert de repère, pas de promesse : deux parfums qui s’en réclament peuvent sentir très différemment.