Santal : ce qu’en disent les sources
Connaître l’histoire de cette note vous donne des mots justes le jour où vous la cherchez dans un parfum.
Le santal de la parfumerie est d’abord celui des Indes orientales, Santalum album : son huile se distille à partir du bois de cœur et des racines de l’arbre, explique la monographie de la FAO sur les arômes et parfums d’origine végétale (1995). Ses santalols, environ 90 % de l’huile, lui donnent une odeur douce et boisée et en font un fixateur apprécié pour d’autres parfums.
En Inde, rapporte la FAO, l’huile de santal sert à fabriquer les attars traditionnels, comme l’attar de rose : les fleurs y sont distillées directement dans l’huile de santal. Une norme ISO exige au moins 90 % de santalol dans l’huile de Santalum album, et la production indienne reposait alors presque entièrement sur des arbres sauvages.
La Société française des parfumeurs range le santal parmi les bois chauds et opulents de la famille boisée ; un « boisé santal doux » ouvre même la définition du boisé épicé. Sur l’étiquette, le règlement (UE) 2023/1545 a ajouté l’huile de Santalum album (ligne 367) et le santalol (ligne 341) aux substances à nommer.
Ces faits décrivent ce que les parfumeurs emploient ; un parfum fini le dose, l’entoure et le transforme, chaque maison à sa façon.