Cèdre : ce qu’en disent les sources
Pour offrir juste, mieux vaut savoir ce que recouvre cette note : voici ce qu’en établissent les sources, chacune reliée à sa page.
Le cèdre de la parfumerie n’est pas toujours un cèdre. La monographie de la FAO sur les arômes et parfums d’origine végétale (1995) explique que les principales huiles dites de cèdre viennent de genévriers et de cyprès, et non des vrais cèdres du genre Cedrus : le cèdre de Virginie est ainsi Juniperus virginiana, un genévrier d’Amérique du Nord.
Le vrai cèdre de l’Atlas, Cedrus atlantica, pousse dans les montagnes du Maroc et du nord-ouest de l’Algérie, et le Maroc en tire une huile en petits volumes. Toutes ces huiles partagent un groupe de composés apparentés, dont le cédrol et le cédrène ; elles se distillent à la vapeur, souvent à partir de sciure et de copeaux de scierie, avec des rendements de 1 à 5 %.
La Société française des parfumeurs classe le cèdre parmi les bois secs de la famille boisée. Sur l’étiquette, le règlement (UE) 2023/1545 nomme les huiles et extraits de Cedrus atlantica (ligne 122) et l’huile de Juniperus virginiana (ligne 358), au-delà de 0,001 % dans un produit sans rinçage.
Une matière est rarement seule dans un flacon : le parfumeur l’accorde à d’autres, et c’est l’accord entier que vous sentirez.