Patchouli : ce qu’en disent les sources
On cite volontiers cette note en parfumerie ; encore faut-il savoir ce qu’elle désigne exactement, et ce que les sources en disent.
Le patchouli est une feuille : celle de Pogostemon cablin, une plante de la famille des lamiacées qui fleurit très rarement et se multiplie par bouture, explique ScenTree. Les feuilles, cueillies une à une, sèchent environ une semaine à l’ombre avant d’être distillées à la vapeur sous pression, de 6 à 24 heures ; le rendement reste inférieur à 2 %.
Après les agrumes, c’est l’une des matières naturelles les plus employées en parfumerie depuis le début du XXe siècle. ScenTree le retrouve dans le Chypre de Coty (1917) et dans Mitsouko de Guerlain (1919), puis dans les parfums des années 1970 et 1990. La Société française des parfumeurs l’inscrit dans l’accord de la famille chypre, avec la mousse de chêne, le ciste-labdanum et la bergamote, et parmi les bois chauds de la famille boisée.
Sur l’étiquette, l’huile de patchouli est classée allergène par le règlement (UE) 2023/1545, rappelle ScenTree : vous la verrez nommée au-delà de 0,001 % dans un parfum ou une crème, et de 0,01 % dans un produit que l’on rince.
Ces faits décrivent ce que les parfumeurs emploient ; un parfum fini le dose, l’entoure et le transforme, chaque maison à sa façon.