Myrrhe : ce qu’en disent les sources
On cite volontiers cette note en parfumerie ; encore faut-il savoir ce qu’elle désigne exactement, et ce que les sources en disent.
La myrrhe est une gomme-résine tirée d’arbustes épineux du genre Commiphora ; la vraie myrrhe vient de Commiphora myrrha, qui pousse en Arabie du Sud et dans le nord-est de l’Afrique, surtout en Somalie, jusqu’au nord-est du Kenya, selon la monographie de la FAO sur les arômes et parfums d’origine végétale (1995).
On l’obtient en incisant l’écorce : le liquide laiteux qui s’écoule durcit à l’air en gouttelettes, les larmes, que l’on détache ensuite. Distillée à la vapeur, la résine donne une huile essentielle aux odeurs balsamiques ; extraite au solvant, elle donne un résinoïde ou une absolue, que les parfumeurs emploient comme fixateurs. Un bon morceau de myrrhe doit être légèrement collant à la cassure, signe d’une teneur élevée en huile, note la FAO.
La myrrhe est aussi l’un des présents que les mages offrent dans l’Évangile selon saint Matthieu : « de l’or, de l’encens et de la myrrhe », lit-on au chapitre 2, verset 11, dans la traduction de l’AELF.
Ces repères servent à nommer une odeur en parfumerie, pas à prédire comment un parfum précis la travaille.