Benjoin : ce qu’en disent les sources
On cite volontiers cette note en parfumerie ; encore faut-il savoir ce qu’elle désigne exactement, et ce que les sources en disent.
Le benjoin est le baume, ou la résine, de plusieurs styrax : Styrax tonkinensis en Indochine, Styrax benzoin en Indonésie, rappelle Wikipédia. Le commerce distingue le benjoin de Siam ou du Laos, jaune-brun, et le benjoin de Sumatra, gris foncé. Son nom viendrait, par l’italien, de l’arabe lubān jāwī ou « encens javanais », et il est à l’origine de celui du benzène.
Les deux benjoins contiennent un petit pourcentage de vanilline. Le benjoin de Siam sert surtout la parfumerie, comme note dite orientale ; celui de Sumatra, plutôt les arômes. Le benjoin du Laos est aussi le principal actif du papier d’Arménie, et Baudelaire le cite dans Correspondances.
Orientale est l’autre nom de la famille ambrée dans la classification de la Société française des parfumeurs, qui y groupe les parfums aux notes douces, poudrées et vanillées. La SFP ne nomme pas le benjoin dans ses définitions ; la note orientale qu’on lui prête renvoie à cette famille.
Sur une carte olfactive, le nom de cette note sert de repère, pas de promesse : deux parfums qui s’en réclament peuvent sentir très différemment.