Mousse de chêne : ce qu’en disent les sources
Cette note se raconte en quelques faits vérifiables, avec les liens vers les pages qui les établissent.
La mousse de chêne, Evernia prunastri, donne des extraits qui fondent deux familles de la classification de la Société française des parfumeurs : l’accord chypre, avec le ciste-labdanum, le patchouli et la bergamote, et l’accord fougère, avec la lavande, la coumarine et le géranium.
C’est aussi une matière encadrée à trois niveaux. Ses extraits figurent parmi les 26 substances à mentionner de la liste de 2009 (ligne 91). Deux de leurs composants naturels, l’atranol et le chloroatranol, sont interdits par le règlement (UE) 2017/1410 : plus de mise sur le marché de cosmétiques qui en contiennent depuis le 23 août 2019, plus de mise à disposition depuis le 23 août 2021. Le comité scientifique européen cité par ce règlement les rangeait, avec une troisième substance, parmi les parfums allergisants ayant provoqué le plus grand nombre d’allergies de contact au cours des années précédentes.
La norme IFRA sur les extraits de mousse de chêne (49e amendement, 2020) lie ses plafonds à cette présence d’atranol et de chloroatranol, à garder chacun sous 100 ppm dans l’extrait, et interdit d’y ajouter de la mousse d’arbre. Dans une liste d’ingrédients, la mention Evernia prunastri extract signale la mousse de chêne.
Ces repères servent à nommer une odeur en parfumerie, pas à prédire comment un parfum précis la travaille.