Iris : ce qu’en disent les sources
Les parfumeurs ont leur vocabulaire, et cette note y tient une place précise : la voici décrite d’après des sources que vous pouvez ouvrir.
L’iris de la parfumerie ne vient pas de la fleur mais du rhizome, et il demande une patience rare : d’après ScenTree, la plante pousse trois ans avant la récolte, puis les rhizomes sèchent encore trois ans, le temps de fabriquer les irones, des molécules odorantes chimiquement proches des ionones.
Deux espèces sont cultivées : Iris pallida, surtout en Toscane, et Iris germanica, dont la variété florentina, aujourd’hui cultivée en Chine, au Maroc et en Inde. Réduits en poudre puis hydrodistillés, les rhizomes donnent un beurre d’iris avec un rendement d’environ 0,2 % ; l’absolue, tirée de ce beurre, tombe à 0,04 % du poids des rhizomes, et il s’en produit environ 200 kg de beurre par an. Ces rendements et ce temps de production expliquent le coût de la matière. L’iris est la fleur emblème de Florence, jusque sur les armoiries de la ville.
La Société française des parfumeurs cite l’iris dans le cuir fleuri, avec la violette. ScenTree précise qu’il n’est soumis à aucune norme de l’IFRA (51e amendement).
Sur une carte olfactive, le nom de cette note sert de repère, pas de promesse : deux parfums qui s’en réclament peuvent sentir très différemment.