Famille chypre : ce qu’en disent les sources
Pour offrir juste, mieux vaut savoir ce que recouvre cette famille : voici ce qu’en établissent les sources, chacune reliée à sa page.
Le chypre est une famille née d’un seul parfum : la Société française des parfumeurs rappelle que son nom vient du Chypre lancé par François Coty en 1917, dont le succès en a fait le chef de file d’une grande famille. Son accord repose sur la mousse de chêne, le ciste-labdanum, le patchouli et la bergamote.
Sept sous-familles le déclinent : le chypre lui-même, puis ses versions fruitée, fleurie aldéhydée, cuir, aromatique, verte et fleurie. Le chypre vert joue un contraste entre un départ frais et vert, herbe coupée et feuilles froissées, et un fond chaud ; le chypre cuir ajoute des notes de cuir, de fumée et de bois brûlé, quelquefois coiffées d’une note fraîche, surtout hespéridée.
La mousse de chêne a changé de statut. Ses extraits figurent parmi les 26 substances à mentionner de la liste de 2009 (ligne 91), et deux de leurs composants naturels, l’atranol et le chloroatranol, sont interdits : depuis le 23 août 2019, aucun produit cosmétique qui en contient ne peut être mis sur le marché de l’Union, selon le règlement (UE) 2017/1410. Si vous cherchez un chypre à offrir, la mention « Evernia prunastri extract » dans la liste des ingrédients signale de la mousse de chêne au-delà du seuil de déclaration.
Une matière est rarement seule dans un flacon : le parfumeur l’accorde à d’autres, et c’est l’accord entier que vous sentirez.