Famille hespéridée : ce qu’en disent les sources
Les parfumeurs ont leur vocabulaire, et cette famille y tient une place précise : la voici décrite d’après des sources que vous pouvez ouvrir.
La famille hespéridée réunit les parfums construits sur les agrumes. La classification de la Société française des parfumeurs y range les huiles essentielles obtenues par expression du zeste de la bergamote, du citron, de l’orange ou de la mandarine, « associées aux produits de l’oranger ». L’expression, précise le glossaire de la SFP, est une compression à froid des écorces d’agrumes.
C’est la famille des premières eaux de Cologne, portées par les hommes comme par les femmes. Le glossaire attribue cette préparation à de Feminis, en Italie, à la fin du XVIIe siècle ; elle doit son nom à la ville de Cologne, où elle prit son essor. Les hespéridés ne sont pourtant entrés dans la classification qu’avec l’édition de 1990, en même temps que les boisés, pour tenir compte de l’essor des eaux de toilette. Sept sous-familles en découlent, de l’hespéridé (A1) à l’hespéridé musqué (A7), où le mot musc désigne des muscs de synthèse et non la note animale.
Si vous offrez un parfum hespéridé, attendez-vous à lire des agrumes sur l’étiquette : le règlement (UE) 2023/1545 a ajouté les huiles de bergamote, de citron, de zestes d’orange et de fleurs d’oranger aux substances à nommer au-delà de 0,001 % dans un produit sans rinçage.
Sur une carte olfactive, le nom de cette famille sert de repère, pas de promesse : deux parfums qui s’en réclament peuvent sentir très différemment.