Ambre gris : ce qu’en disent les sources
Les parfumeurs ont leur vocabulaire, et cette note y tient une place précise : la voici décrite d’après des sources que vous pouvez ouvrir.
L’ambre gris est une concrétion qui se forme dans l’intestin du cachalot, à partir des parties indigestibles des calmars qu’il mange, comme les becs, qui s’y agglomèrent. Le Muséum d’histoire naturelle de Londres explique qu’elle grossit pendant des années à l’intérieur de l’animal ; la façon dont elle en sort reste débattue.
Rejetée, elle peut flotter des années avant d’être trouvée ; l’oxydation change sa couleur, du noir au blanc en passant par le gris et le brun, et les parfumeurs ont longtemps classé sa qualité à sa couleur, le blanc pur étant le plus recherché. On en extrait l’ambréine, un alcool sans odeur qui fait durer un parfum. Les produits de synthèse l’ont remplacée, sauf dans les parfums les plus chers, et les lois sur sa collecte varient d’un pays à l’autre.
Le glossaire de la Société française des parfumeurs distingue l’ambre, substance animale venue du cachalot, de l’ambré, famille de parfums aux notes douces et vanillées. Auparfum prête à l’ambre gris une odeur cuirée, tabac, boisée, cireuse, presque une odeur de peau.
Sur une carte olfactive, le nom de cette note sert de repère, pas de promesse : deux parfums qui s’en réclament peuvent sentir très différemment.