Geneviève Baudu, d’après le texte de Zola
Geneviève Baudu est la fille du drapier du Vieil Elbeuf, cousine de Denise, promise depuis des années à Colomban, le premier commis. Pâle, décolorée comme une plante grandie à l’ombre, elle n’a de beau que ses lourds cheveux noirs.
Geneviève aime Colomban sans le savoir, par habitude, jusqu’au jour où la jalousie le lui révèle : il regarde Clara, une vendeuse d’en face. Son père repousse le mariage d’année en année, faute de prospérité, et elle dépérit, maigrit, a toujours soif. Quand Colomban s’enfuit avec Clara, elle s’alite.
Mourante, Geneviève fait venir Denise pour apprendre la vérité et lui demande de dire à Colomban qu’elle lui pardonne. Elle meurt au petit jour, en novembre ; son convoi, suivi par tout le petit commerce du quartier, prend l’allure d’une manifestation contre le Bonheur des Dames.
Si le roman vous intimide, commencez par le chapitre de la citation : Zola y donne le ton en quelques pages.